01 — La zone d'abord
Une zone de chalandise n'est pas un cercle autour de votre adresse.
Le réflexe habituel — 20 km autour du magasin — fait payer des gens qui ne viendront jamais : ceux qu'une rivière, une autoroute ou une habitude de courses envoient ailleurs. Ce qui compte, ce sont les trajets réels : où travaillent vos clients, par où ils passent le soir, quel centre commercial les capte déjà.
Sur une audience locale, il n'y a pas de place pour l'à-peu-près : quelques milliers de personnes, un budget modeste, et une fréquence qui monte vite. Chaque euro dépensé hors zone est perdu deux fois.
01
Rayon dessiné sur les trajets
— pas un cercle : les communes qui viennent réellement, et celles qu'on retire
02
Exclusion de vos clients actuels
— quand l'objectif est la conquête, les payer à nouveau n'a pas de sens
03
Diffusion sur les créneaux utiles
— avant l'ouverture, à la sortie du travail, la veille du week-end selon l'activité
04
Plafond de fréquence
— sur une petite audience, la lassitude arrive vite et le rejet coûte cher localement
05
Une campagne par point de vente
— pour un réseau, chaque magasin a sa zone, son offre et son budget
02 — Ce qu'on mesure
Le commerce physique se mesure mal. Ce n'est pas une raison pour ne rien mesurer.
Aucun pixel ne voit quelqu'un pousser votre porte. On installe donc des points de repère qui, eux, se comptent — et on les recoupe avec votre caisse.
Direct
Appels et messages
Clic sur le numéro, message WhatsApp ou Messenger : le signal le plus net.
Direct
Demandes d'itinéraire
Clic sur l'adresse ou l'itinéraire depuis l'annonce.
Recoupement
Code ou offre nommée
Valable pendant la campagne seulement : vous comptez à la caisse.
Repère
Visites estimées
Estimation de la régie, utile en tendance, jamais à prendre au chiffre près.
La méthode la plus simple, et la plus honnête
Un code, un coupon ou une offre nommée, valable seulement pendant la campagne. Vous comptez à la caisse, je compte en régie, et on compare. Ça ne remplace pas un tracking e-commerce, mais c'est incontestable.
03 — Les créations qui marchent
Le local gagne quand on montre le lieu et les gens.
Le lieu, tel qu'il est
Vitrine, atelier, rayon, parking. Les gens veulent savoir où ils mettent les pieds avant de se déplacer.
Les personnes
Vous, votre équipe, en train de travailler. C'est ce qui distingue un commerce d'un site marchand anonyme.
Le prix ou l'offre, écrit
Sur du local, cacher le prix fait perdre du monde. Une offre datée fait venir.
La preuve du quartier
Un avis client de la commune vaut dix arguments génériques.
Filmé au téléphone, c'est très bien. Si vous voulez monter d'un cran, je vous oriente vers des studios partenaires.
04 — Le calendrier
Un commerce ne diffuse pas en continu : il diffuse par vagues.
Ouverture ou lancement
2 à 3 semaines
Faire savoir qu'on existe : audience large sur la zone, message simple, adresse et horaires visibles.
Opération commerciale
10 à 14 jours
Soldes, arrivage, portes ouvertes, promotion datée. On monte la pression puis on coupe net.
Rentrée, fêtes, printemps du jardin, période de travaux selon votre métier.
Entretien
en continu, petit budget
Maintenir la présence auprès des audiences chaudes entre deux opérations.
Entre deux vagues, un budget d'entretien faible suffit à garder les audiences chaudes vivantes — c'est ce qui rend la vague suivante moins chère.
05 — Questions fréquentes
Faire de la publicité pour un commerce.
Quel budget pour un commerce local ?
+
Souvent moins qu'on ne l'imagine : sur une zone réduite, les CPM sont bas. Comptez 300 à 600 € de budget média sur une opération de deux semaines, plus les honoraires à partir de 1 125 € HT pour la mise en place et la campagne.
Faut-il diffuser toute l'année ?
+
Non. Par vagues, c'est plus efficace et moins cher : une audience locale se lasse vite. Entre deux opérations, un budget d'entretien faible suffit.
Facebook ou Instagram pour un commerce ?
+
Les deux, avec des poids différents selon la clientèle : Facebook porte encore fort sur les 35 ans et plus en zone rurale et périurbaine, Instagram sur les plus jeunes et les activités visuelles.
Et Google, pour un commerce local ?
+
Indispensable, mais ce n'est pas mon métier : je ne fais que la publicité sociale. Soignez votre fiche d'établissement, c'est gratuit et souvent plus rentable qu'une campagne — je vous le dirai franchement si c'est votre priorité.
Vous travaillez avec des réseaux de magasins ?
+
Oui, avec une campagne par point de vente et un rapport consolidé pour la direction. C'est le cas où la structure du compte compte le plus, sous peine de voir les magasins se concurrencer entre eux aux enchères.